Anciens Spectacles

Soleil rouge

Création automne 2005. Librement inspiré de versions traditionnelles des contes « Les trois poils du diable » et « La belle aux cheveux d’or ». À partir de 8 ans.

de et par Olivier Noack : narration, chant, machines sonores. Images, lumière : Laurence Barbier. Mise en scène : Sophie Wilhelm.

Ce spectacle n'est plus disponible en tournée.

L’histoire

Gros Georges, « l’homme à la lime », va sur les chemins exercer son métier : il enlève tout ce qui peut blesser. Mais un jour il est pris de folie, folie des grandeurs, folie meurtrière. Devenu roi d’un pays où régnaient autrefois la joie et l’insouciance, il instaure la terreur. Mais chaque nuit il rêve d’un enfant qui doit le destituer. Dès lors il n’a plus qu’un but, éliminer cet enfant. Pourtant Petit Jean, un garçon tordu, mal fichu, un petit bossu, survit. L’histoire raconte son cheminement jusqu’au soleil rouge, aventure intense au terme de laquelle il doit réveiller Aurore, la belle endormie…

Photo d'Olivier Noack contant Soleil Rouge

À Chevilly-Larue. Photo © Philippe Stisi

C’est l’éternelle histoire du petit qui se mesure aux forces déchaînées du pouvoir et de la cupidité, thème dont l’actualité est particulièrement frappante aujourd’hui. Dans cette histoire le héros apparemment dénué de tout moyen et auquel les enfants peuvent s’identifier facilement, arrive à déjouer les pièges en restant à l’écoute des aides qui lui sont proposées, et grâce à son audace. Il s’engage dans l’action sans arrière-pensée en refusant de s’arrêter tant que l’injustice subsiste.

Spectacle animé

Le spectacle marie trois langages : le conte, la parole musicale et les images. Le conteur dit et chante le récit. Il joue aussi de trois étranges machines sonores : le tractopoët, le moulin-rêve et le percutube.

En contrepoint aux propos du conteur, les images animées de Laurence Barbier explorent les territoires du non-dit en faisant jouer les associations d’idées et la multiplicité d’interprétations. C’est un second récit que composent ces petits films, mais à l’inverse de celui du conteur, sur un mode fragmentaire et non chronologique.

Les cauchemars de Gros George, dessin animé de Laurence Barbier

Cette histoire est placée sous le signe du cercle : course du soleil, périple circulaire de l’enfant, retour aux situations initiales pour un nouvel élan.

« Soleil rouge » s’inscrit donc naturellement dans le cercle de la yourte. La scénographie spécifique cherche une autre relation au public que le simple rapport frontal, un rapport de type forain, où chaque spectateur est interpellé directement.

Coproduction : Les Mots du Vent, La Maison du Conte de Chevilly-Larue, La Castine de Reichshoffen. Avec le soutien de la DRAC Alsace.

           

Compagnie Les Mots du Vent — http://lesmotsduvent.org